Un texte, des analystes : carte blanche est donnée à des analystes pour se confronter à un texte de Winnicott, dans l’actualité de leurs implications cliniques et théoriques. Ce texte a été choisi pour sa capacité à interroger la place de son auteur, aujourd’hui, dans la pratique clinique et théorique des analystes… Et à les déranger.

Les perspectives métapsychologiques apportées par Winnicott, pour une part à la suite de Ferenczi, prennent toute leur visibilité avec la psychopathologie des limites. Ce champ clinique, qui a cristallisé de nombreux débats concernant sa spécificité par rapport aux psychoses et aux névroses, a certainement contribué à radicaliser les controverses, parfois d’allure passionnelle, autour du contre-transfert.

On le sait, la légitimité même de la notion de contre-transfert a été interrogée par Lacan et les débats restent vifs quant à une conception restreinte ou élargie. Ces débats sont au cœur du texte écrit par Winnicott en 1960, « Le contre-transfert », beaucoup moins connu que celui de 1947, « La haine dans le contre-transfert », bien qu’il se trouve dans le même recueil, De la pédiatrie à la psychanalyse. D’allure moins révolutionnaire, il déconcerte par l’hésitation qui s’y manifeste : le contre-transfert est-il ou non réductible au parasitage par l’inanalysé de l’analyste dans son accueil du transfert ?

L’hésitation est d’autant plus déconcertante qu’elle tend à se confondre avec une autre, portant sur le statut à conférer à « l’attitude professionnelle » : nécessaire, mais suffisante ou insuffisante ? En tous les cas, elle doit être suffisamment aménageable avec le « patient qui a une tendance anti-sociale » et le « patient qui a besoin d’une régression ». Et le lecteur est d’autant plus déconcerté lorsqu’il arrive à la chute qui clôt le texte : « Ne serait-il pas mieux, au point où nous en sommes, de laisser le terme de contre-transfert revenir à sa signification : ce que nous espérons éliminer par la sélection, l’analyse et la formation des analystes ? »

Inscriptions

Accès gratuit, mais inscription préalable par voie électronique : utrppcolloquesjfc@gmail.com

Programme

Accueil des participants : 9h
Allocution d’ouverture : Pascale Molinier (directrice de l’UTRPP) 9h30
Conférence introductive : Jean-François Chiantaretto (Paris 13) 9h45
Catherine Chabert (Paris Descartes): « L’usure et la nouveauté » 10h30
Pause 11h15-11h30
Table ronde présidée par Françoise Neau (Paris Descartes)
Aline Cohen de Lara, Vladimir Marinov, Catherine Matha, (Paris 13)
11h30-12h45
Repas 12h45-14h15
Patrick Guyomard (Paris Diderot) : « La confusion du contre-transfert » 14h15
Table ronde présidée par Philippe Givre (Paris-Diderot)
Florian Houssier, Claire Nioche-Sibony, Marie-Christine Pheulpin (Paris 13)
15h- 16h15
Pause 16h15-16h30
Table ronde présidée par Georges Gaillard (Lyon 2)
Christine Arbisio, Vincent Cornalba, Jean-Pierre Pinel (Paris 13)
16h30-17h45
Allocution de clôture : Jean-François Chiantaretto     17h45

Documents

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