Séance du 12 novembre avec Françoise Neau, psychanalyste.
Lien Zoom limité à 100 participants : participation à confirmer en envoyant un mail à jfchant@wanadoo.fr et fr.neau@free.fr

Présentation de la séance

« Le petit magicien celte, le cavalier du dimanche et le bœuf sur la montagne.
Ou : Quelques remarques sur la laborieuse mais excitante écriture de L’Interprétation du rêve (1900), d’après des lettres à Fliess (16 mai 1897-21 septembre 1899). »

Argument : Il est des livres qui nous aident à écrire – pas tous, et pas toujours.
Quand ces « bons amis » ne suffisent pas, qu’est-ce qui coince ? Qu’est-ce qui coince quand « dans la poursuite du rêve [lire : dans la poursuite de l’écriture du livre sur le rêve], cela coince », comme s’en plaint Freud à l’ami Fliess le 31 juillet 1898 ? Et comment « cela » vient-il à se décoincer ?
Dans les lettres à Fliess, qui préfigurent les « différents régimes de discursivité » (J.-M. Rey) à l’œuvre dans le corpus freudien jusqu’à la fin, se donnent à lire à propos de L’Interprétation du rêve en gestation différents mouvements qui animent et affectent l’écriture de Freud, dans sa polymorphie, dans son caractère disparate – polymorphie et disparate disparus dans l’ouvrage publié. Comme une scène originelle de l’écriture ?
Si « toute l’activité de pensée ne constitue qu’un détour vers l’accomplissement de désir », comme l’affirme le même Freud en 1900, d’une manière toujours aussi scandaleuse, quelles voies ce détour emprunte-t-il, là où se forme sa pensée ?

Françoise Neau, psychologue clinicienne, est professeur à l’Institut de Psychologie (Université de Paris) et psychanalyste. Parmi ses travaux récents : « Changer de père ? », dans Folies paternelles, Puf, 2020, « Angoisse de transfert, angoisse dans le transfert ? » dans Annuel de l’APF, Puf, 2018/1. Elle a co-dirigé avec O. Bombarde et C. Matha Quelques motifs de la psychanalyse. A partir des travaux de Laurence Kahn (Les Belles Lettres, 2020), avec J.-F. Chiantaretto et C. Matha L’écriture du psychanalyste (Hermann, 2018), issus de deux colloques qu’elle a co-organisés à Cerisy.

Présentation du séminaire

En quoi, selon quelles modalités, avec quels enjeux et jusqu’où l’écriture concerne-t-elle et implique-telle
spécifiquement les psychanalystes, ainsi que tous les cliniciens qui se réfèrent à la psychanalyse, dans
leurs pratiques et dans leurs recherches ?
L’écriture a été fondatrice dans l’invention freudienne de la psychanalyse, des Lettres à Fliess au
modèle du bloc-notes magique, de l’écriture de cas à l’élaboration de la métapsychologie, en passant par
l’écriture historienne et l’approche « impliquée » de l’écriture. Qu’elle soit source d’inhibition ou de plaisir,
support ou espace du penser, à usage intime ou à vocation publique, « potentielle » ou effective, l’écriture
reconvoque aujourd’hui encore le geste freudien, pour tout clinicien fondant et interrogeant sa pratique
clinique dans la référence à la psychanalyse – à ce titre intrinsèquement chercheur.
Le séminaire prévoit à chaque séance un temps de présentation et un temps égal de discussion et
d’échanges entre les participants. Nous inviterons tantôt des psychanalystes qui écrivent, tantôt des écrivains
ou des essayistes qui donnent à penser le rapport intrinsèque de la psychanalyse à l’écriture. Loin de la
tradition de la « psychanalyse appliquée », nous privilégierons la dimension analysante de l’œuvre.

Ouvert aux doctorants, jeunes docteurs et étudiants de Master de SPC, aux enseignants-chercheurs et aux analystes.
Le séminaire a lieu le 2ème jeudi du mois (sauf exception), hors vacances scolaires.
Une participation régulière au séminaire est souhaitée et une pré-inscription est demandée pour les nouveaux
participants : jfchant@wanadoo.fr ou fr.neau@free.fr

Prochaine séance

Le 10 décembre avec Marc Amfreville, psychanalyste.

Documents

>Télécharger le programme du séminaire
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