Le statut de ce compte utilisateur est Approuvé·e

Cet utilisateur n'a encore ajouté aucune information à son profil.

L'impact psychologique du dépistage des cancers liés au tabac par recherche de cellules tumorales circulantes.

La mortalité associée au cancer du poumon (dont le taux de survie n’est qu’approximativement de 15 à 20% à 5 ans), et plus généralement aux différentes localisations cancéreuses liées au tabagisme, est élevée principalement parce que la majorité de ces tumeurs sont diagnostiquées à un stade déjà avancé et lorsque les options thérapeutiques sont limitées à une stratégie fondamentalement palliative, sans espoir de guérison. Dans ces conditions, la meilleure façon d’améliorer les chances de guérison de ces patients est de développer des stratégies préventives, de mettre au point des méthodes de dépistage afin d’arriver à un diagnostic précoce, lorsque le patient est toujours à un stade curable. L’impact psychologique du dépistage du cancer, que ce soit à l’étape initiale ou au moment des examens et du rendu de leurs résultats n’est pas connu et doit être évalué. Les procédures de dépistage pourraient être sources de stress et générer des résultats « faux positifs » ayant une forte probabilité d’effets psychologiques défavorables. Etudier les conséquences émotionnelles et psychosociales du dépistage, identifier les mécanismes spécifiques de peur, d’anxiété, de détresse psychique ainsi que les stratégies d’adaptation pouvant être bénéfiques au patient pourraient permettre d’ajuster et d’améliorer les compétences en communication des professionnels de santé et de mettre au point des procédures de dépistage prenant en compte le patient dans sa globalité, intégrant les aspects émotionnels et psychologiques. Quelles sont les répercussions psychologiques de la proposition de dépistage des cancers liés au tabac, et de la procédure de dépistage en elle-même ? Quelles sont les freins et leviers à la participation de ce dépistage ? Quel est l’impact des communications de santé, tant au niveau public qu’au sein de la relation médecin/malade sur la manière dont sera appréhendé et vécu le dépistage ? Comment les patients appréhendent-ils de s’inscrire dans une médecine préventive (donc avant même d’être malades) et non curative ? La proposition de dépistage aura-t-elle un impact sur le comportement à risque, pour les patients non déjà sevrés du tabac ?

Financement INCA

34ème congrès de la SFPO. Session Parallèle. "Le dépistage des cancers : entre dilemme éthique et procédure de routine"

TD L3 : Problématiques du corps

TD L2 : Théories et Méthodes en Psychologie Clinique