Ouvrage de Sigmund Freud, traduit de l’allemand par Benjamin Lévy, avec la collaboration de Ch. Woerle pour la transcription.
Avec une Introduction par le Groupe de travail Paul Federn (Fl. Houssier, D. Bonnichon, A. Blanc et X. Vlachopoulou).
Cet ouvrage prend la suite du recueil d’articles de Paul Federn, inédits en français « Investissement du Moi et actes manqués. Suivi de « Contes. Mythes. Histoire des premiers temps », textes réunis et présentés par Florian Houssier, Delphine Bonnichon, Xanthie Vlachopoulou et Adrien Blanc (traduit de l’allemand par Catherine Haussone. Révision scientifique de la traduction par Benjamin Lévy).

Une présentation-débat autour de ces deux livres a eu lieu le samedi 9 juin, de 9h30 à 12h30, à l’Institut protestant de théologie, 83 boulevard Arago, à Paris.

Présentation

Sigmund Freud a écrit environ 20 000 lettres ; sa correspondance avec Paul Federn ouvre autant sur l’exhumation de situations cliniques que sur des incises théoriques. Ces lettres offrent également un point de vue sur l’homme Freud, sur sa vie relationnelle et sur ses contacts scientifiques, dévoilant le paysage d’une époque.
L’échange épistolaire présenté ici se compose de 143 documents, essentiellement rédigés par Freud, les lettres de Federn ayant été perdues, à quelques exceptions près. Au-delà de la singularité du lien entre les deux hommes, ce sont les débuts de la psychanalyse qui sont revisités. On voit ainsi à quel point Freud a pu s’appuyer sur celui qu’il considérait comme son bras droit pour défendre la cause de l’analyse profane ; par rebond, la publication de ces lettres rétablit la place de Federn dans l’histoire du mouvement psychanalytique. Leurs échanges témoignent de préoccupations qui restent d’une actualité étonnante.
Après Investissement du Moi et actes manqués (2017), le Groupe de recherches Paul Federn, dirigée par Florian Houssier, poursuit, avec la publication de ces lettres, son exploration de l’œuvre d’un pionnier de la psychanalyse et de la thérapie psychanalytique des psychoses.