Soutenance de la thèse “Figures de la mélancolie. Exclusion sociale et temporalité.”

février 2018

23fev10:00- 12:00Soutenance de la thèse "Figures de la mélancolie. Exclusion sociale et temporalité."Université Paris 13 - Salle T204Type d'évenement:Soutenances de thèses

Organisé par

UTRPP

Quand ?

23 février 2018 10:00 - 23 février 2018 12:00

Où ?

Université Paris 13 - Salle T204

99, avenue Jean-Baptiste Clément, 93430 Villetaneuse

Détails de l'événement

Thèse soutenue par Noémie Durr et dirigée par le Professeur Jean-Pierre Pinel.

Composition du jury

Magali RAVIT, Professeur, université Lumière Lyon 2, Pré-rapporteur
Régine SCELLES, Professeur, université Paris-ouest Nanterre la Défense, Pré-rapporteur
Jean-François CHIANTARETTO, Professeur, université Paris 13, Président du jury
Jean-Pierre PINEL, Professeur, université Paris 13, Directeur de thèse
Vincent DI ROCCO, MCF, HDR, université Lumière Lyon 2, Examinateur
Christophe BITTOLO, MCF, université Paris 5, Invité

Résumé de la thèse

Cette recherche se situe dans le champ de la psychopathologie sociale clinique. En référence à la métapsychologie psychanalytique, elle est construite à partir de l’étude de cas. Depuis la place de clinicienne en institution, en portant notre attention sur les différents espaces de la réalité psychique, nous proposons de questionner les liens entre exclusion sociale et temporalité. Nous avons rencontré, dans la clinique et dans le processus de la recherche, différents niveaux de confusion dans l’ordre du temps et avons proposé, pris par la question de l’origine, qu’un espace intérieur se constitue à l’orée de la vie dans le lien avec les premiers objets : l’espace du silence. A partir d’une analyse de la relation transféro-contre-transférentielle dans le cadre d’une clinique individuelle, groupale, institutionnelle ainsi qu’avec l’analyse d’une œuvre littéraire, nous avons interrogé, à travers la formation de cet espace premier, le devenir sujet dans le lien à l’autre. Ce devenir implique une ouverture à une temporalité propre à chacun et permettant l’inscription dans une histoire singulière. Le sujet “exclu” se construirait comme étranger en lui-même, dans une forme de confusion qui renverrait à un brouillage entre l’intérieur et l’extérieur, entre fantasme et réalité. Sa temporalité serait construite à partir de cryptes renfermant le temps de l’objet, elle ouvrirait sur un temps qui s’étalerait dans un “en dehors” enfoui : un temps qui tournerait sur lui-même, nous renvoyant aux figures de la mélancolie. A sa rencontre, le clinicien serait convoqué à un point de retour, lieu de l’absence totale. Il y aurait, et ce travail de recherche en serait une voie, à figurer quelque chose de ce chaos des origines.

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